Un petit TEC et puis s’en vont

Olé !

Après un mois de pause post transfert frais négatif post ponction FIV2 (vous suivez ?), nous nous sommes relancés dans notre premier TEC. Alors ça fait du bien d’avoir un suivi light et aucune piqûre. J’ai même régulièrement oublié qu’on était en train de suivre un protocole, c’est dire ! Enfin, ça c’était au début, quand il n’y avait que les patchs à changer deux fois par semaine. Ensuite, avec l’Utrogestan trois fois par jour c’est plus compliqué de ne pas y penser… Bon, je vous passe le suspens, tout s’est bien passé, endomètre nickel, embryon nickel, transfert nickel, tout nickel, résultat négatif. Bon, ben voilà, ce n’était que le deuxième transfert, que la deuxième fois de ma vie que j’avais réellement une chance d’être enceinte. C’est quand-même pénible, je ne minimise pas. Le fait d’en avoir encore deux au congél’ ça aide quand-même à ce stade, même si bien sûr, ça nous rapproche aussi d’une potentielle fin de parcours, même si on ne sait pas encore ce qu’on fera si ces deux-là ne s’accrochent pas.

Pour « égayer » un peu tout ça, je vous raconte une anecdote. Je parle un peu de ma situation à une collègue, sans entrer dans les détails et là elle se met à me raconter l’histoire d’une copine d’une de ses copines (oui, oui, classique). Alors la fille, ça faisait sept ans qu’elle était en PMA, elle n’en pouvait plus, elle est sortie en boîte, a couché avec un gars, est tombée enceinte direct et a avorté droit derrière. Mais accrochez-vous, ce n’est pas fini ! Elle se remet avec son gaillard d’avant et hop ils ont deux enfants… Alors je ne sais pas si le message de ma collègue c’était : « couche avec un autre gars, ça peut marcher » ou bien « tu dois être coincée de qque part, sors en boîte ça se répare », mais euh… ce n’était pas exactement approprié ! Bon, je sais bien que les gens ont besoin de dire des trucs pour se rassurer quand on leur parle de PMA, mais quand-même, il y en a qui exagèrent, non ?! Bref, on m’en a sorti des conneries depuis le temps, mais là c’était tellement absurde que ça m’a fait bien rigoler !

Davantage que les deux copines (elles ne se connaissent pas) qui m’ont annoncé chacune leur grossesse le même week-end que mon résultat négatif… Rhaaaa patience et persévérance, sautez-moi contre ! Chères copinautes de galère, serrons-nous les coudes en ce mois de novembre grisouillet. Je vous embrasse.

Ce n’est pas pour cette fois

Ce matin je me rends au centre pour ma prise de sang la gorge nouée… Les saignements se sont changés en règles, et le résultat négatif devient une réalité de plus en plus tangible. L’infirmière est très empathique et entourante.

Je demande directement comment va se passer la suite (à savoir la décongelation d’un de nos petits pingouins), elle me dit qu’il faut d’abord voir le gynéco. Elle prend l’agenda et me dit « mmh, y a plus de place jusqu’à Noël ». Méga gloups. Elle voit mon regard inquiet et ajoute : « ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution ». Elle file dans le couloir où passait le doc entre deux consultations, l’attrape et lui demande si elle peut caser un rendez-vous pour moi hors de ses horaires. Il répond « mais bien entendu », et voilà, j’ai rendez-vous dans deux semaines ! Oufff !

Elle me dit « avec la déception que vous avez vécue à la première FIV, on ne va pas vous laisser comme ça ». Ça c’est vraiment sympa, et ça me soulage beaucoup. On va donc faire un mois de pause bienvenu et puis on y retourne pour un premier TEC.

Je suis sortie de là un peu sonnée, les larmes aux yeux, je n’ai pas réussi à aller retravailler ce matin, j’ai filé manger avec mon chéri à son travail à midi. Ça nous a fait du bien de nous retrouver pendant ce petit moment.

Cet après-midi j’ai quand-même appelé le centre qui m’a confirmé le négatif. Ça ne m’a pas trop secouée, j’avais déjà réalisé et accepté ce matin. En prenant mon téléphone pour appeler, j’ai vu que j’avais reçu un message d’un pote qui annonce la naissance de son fils ce matin (pendant ma prise de sang tiens)…

Bon, maintenant je me sens mieux et je mesure la chance que nous avons d’avoir encore plusieurs tentatives devant nous, et une situation pas si désespérée que ça, même si rien n’est jamais joué, of course.

Des pensées pour toutes celles d’entre vous qui sont dans la même galère, peu importe à quel stade.

Peace, love et PMA.

Douce attente

Voilà, ça fait 9 jours qu’a eu lieu le transfert d’un petit blasto J5. J’imaginais que l’attente allait être terrible.

Mais en fait, pas du tout. J’aime bien être entre deux eaux. Je suis enceinte et pas enceinte en même temps, comme le chat de Schrödinger si ça avait été une chatte. Au moins, tant que je n’ai pas eu le résultat de la prise de sang, il n’est pas négatif.

Je ne me fais pas d’illusions : j’ai des saignements depuis 4 jours… Je me fais des illusions : je me dis que peut-être, sur un malentendu…

Bref, j’attends jusqu’à mercredi et ça me plaît assez 😊

Histoire d’oeuf

Ce matin, en sortie avec 5 de mes élèves, l’un (8 ans) me dit, sorti de nulle part, en lien avec rien du tout :

« Tu sais maîtresse, pour me faire, ma maman elle est allée chercher un oeuf en Espagne. C’est une dame qui lui a donné, ils en ont pris une qui ressemble à ma maman, mais quand-même, moi je ressemble plus à mon papa. »

Son voisin me dit: « J’ai rien compris ».

Et me voilà à expliquer la FIV-DO à quatre gamins visiblement très intéressés par le sujet 😅

On dit parfois que nos enfants nous choisissent. Moi je me demande si on ne pourrait pas appliquer ce principe à nos élèves aussi… (ou alors c’est marqué PMA sur mon front mais j’ crois pas 😁)

Les montagnes russes… ou suisses !

J’ai l’impression d’avoir vécu tant d’émotions diverses cette semaine que je ne sais même pas par quel bout l’empoigner pour la raconter… Je vais essayer dans l’ordre, ça me fera ranger les trucs dans mon cerveau par la même occasion.

Mardi matin, ponction. Je suis plutôt détendue, je sais à quoi m’attendre. Tout se passe bien, hormis une douleur assez vive au réveil, assez vite supprimée par une dose de morphine en intra-veineuse. Partie de Scrabble traditionnelle avant l’arrivée du médecin pour l’annonce du nombre d’ovocytes ponctionnés : 12. Très bien, on est tout content du nombre mais voilà, je commence déjà à flipper grave par rapport à la fécondation après le résultat désastreux de la 1ère FIV. Bon, on est en ICSI cette fois mais quand-même, j’ai la trouille.

Après une nuit très peu reposante, mon Homme téléphone au labo (exclu que je le fasse moi-même, je ne peux pas imaginer entendre la même phrase que la dernière fois). Mais bon, je tends l’oreille à côté de lui quand-même, hein. « 11 ovocytes mature, 11 fécondés ce matin » dit la dame. Aaaah, ça a marché ! Je crie et je me calme vite fait parce que mon chéri n’entend plus la suite des informations. On doit rappeler à J5, 8h30. Ah bon, pas avant ? Bon ben ok.

Je passe la journée à la maison pour récupérer et je m’ennuie, ce qui ne m’est pas arrivé depuis environ 25 ans je pense. Mais voilà, je tourne en rond, je m’impatiente et je stresse. Le lendemain je retourne bosser, ça aide même si je ne suis pas très efficace et que j’y pense sans arrêt. Le vendredi c’est notre jour de congé, on décide d’aller faire un tour chez nos voisins français, ça nous change les idées. Je suis crevée par tout ce stress, je dors dans la voiture sur le trajet aller. Et sur le trajet retour aussi. Du coup ben je ne dors plus la nuit.

Samedi matin, J5, ou comment vivre les montagnes russes en un coup de fil au labo : « Alors vous pouvez venir ce matin pour un transfert frais (ouiiiiii), il y en a un de prêt (quoi, que un ?!?). 5 ont arrêté leur développement (arffff), et les 5 autres sont encore évolutifs (yeeeah), mais on ne sait pas combien il en restera demain (le streeeesss encore!) » Bon, on décide de se concentrer sur la bonne nouvelle de celui qui est prêt et on file au labo (pour le premier transfert de ma carrière quand-même !)

Une fois installée, on nous présente notre champion sur grand écran depuis le microscope. C’est le plus beau blastocyste du monde, bien évidemment. J’ai droit à une échographie externe pour la première fois, je suis très fière (même si j’y peux rien, c’est sûr). On voit le cathéter qui est bien mis en place dans l’utérus et la doctoresse envoie la préparation. Puis, dans une espèce de ballet de gestes et de mots bien organisés, elle redonne la seringue à la laborantine. On attend sans bouger quelques secondes puis on entend « ah ben non, il est encore là! ». L’Homme stresse un coup, ce que je comprends, mais de mon côté je suis au contraire rassurée, ça veut dire qu’elle a vu qu’il était coincé dans le cathéter. Deuxième essai et « cette fois c’est bon, il n’est plus là! ». Ha, on a déjà un mariole 😉

La doctoresse nous fait les recommandations d’usage : « pas de trampoline cet après-midi, ni viande ni poisson cru ». Très bien, on part prendre un petit déj’ végétarien, contents mais pas encore rassurés sur le devenir de nos 5 embryons J5 qui ne sont pas encore des blastos (« un peu en retard » a dit la dame). L’après-midi on ne fait donc pas de trampoline, mais un peu de ping-pong parce que je ne tiens pas en place.

J6, ce matin, lundi, jour férié dans mon canton. Mais la laborantine nous a dit hier qu’elle était de garde et qu’elle nous appellerait à 11h à la fin de son service, pour ne pas qu’on attende jusqu’à mardi. Très sympa. Mais en même temps je pense que je suis gentiment au bout de mon quota de téléphones importants à attendre. Enfin, c’est pas comme si j’avais le choix. A 10h45 on part marcher, à 11h10 on s’assied sur un banc en pleine campagne. Et à 11h11 téléphone : « vous avez 3 blastocystes qu’on a congelés ce matin ». Ouffffff. Maintenant, la sieste.

Des pensées à vous toutes, on est quand-même des sacrées warriors, quel que soit le résultat.

C’est reparti pour un tour

Après la mésaventure de la non-fécondation totale de mes onze ovocytes au début de l’été, j’ai mis un peu de temps à me remettre. On a décidé de passer des vacances tranquilles, sans grand voyage et c’était reposant.

J’ai effectué pas mal d’opérations mentales pour remonter la pente, comme par exemple lister tout ce qu’on pourrait faire si on n’avait pas d’enfant. Et ça m’a fait du bien. J’ai aussi rendu visite à mon ostéopathe pour récupérer physiquement, elle est top.

Avec mon Homme, on s’est documenté un peu sur ce qui s’était passé en attendant la séance de debrief avec le gynéco et il s’est avéré qu’il y avait de grandes probabilités que le problème soit du côté des spermatos, même si on ne peut pas en être sûr. Et c’est comme si soudain j’avais pris conscience que je ne pouvais pas porter toute la responsabilité de la situation sur mes épaules, ce qui m’a soulagée !

Lundi passé on avait donc rendez-vous avec le gynéco qui a été très bienveillant, qui nous a expliqué la suite (icsi donc) et qui a prononcé les mots « infertilité masculine » même si ce n’est pas certain (et ça nous convient cette incertitude).

J’ai commencé les injections il y a 5 jours et ce matin, écho et prise de sang. Ça réagit pas mal mais il y a des petits follicules à la traîne. Alors on charge encore un peu plus la mule : 375ui dès ce soir.

Je suis dans les montagnes russes de la pma et c’est comme ça.

Question fonctionnelle sur les commentaires…

Est-ce que quelqu’un sait comment faire quand ses commentaires n’apparaissent plus ? J’ai beau commenter sur vos blogs, ça s’écrit et puis pouf ! ça disparaît…

L. je t’ai donc soutenue à Barcelone mais silencieusement, idem pour Winstone, enfin pas à Barcelone mais quand-même. Et puis je ne sais plus quels commentaires j’ai mis aux unes et aux autres mais voilà, y a plus moyen depuis que j’ai commenté les culottes de Lucienne. C’est peut-être ça, la malédiction de la culotte de règles (que j’ai d’ailleurs commandée), allez savoir…

Bref, si c’est déjà arrivé à quelqu’un, je veux bien connaître le remède magique, parce que c’est un poil frustrant, merci !